Omar Little est mort. Tué d'une balle dans la tête. Par un gamin, dans un magasin coréen.
L'habitant le plus loyal de Baltimore s'est fait descendre, s'est fait avoir, comme un bleu ...
Le seul qui restait pour défendre l'honneur de cette ville où toutes les couches de la société sont pourries, nécrosées, purulentes. On s'assoit pour ne pas faire de bruit, on s'agenouille pour parvenir à ses fins, on se couche pour cacher un secret indicible.
L'argent et la carrière sont les maîtres-mots de cette ville peinte dans une lumière crue et violente. Quelques séquences sur le journalisme, où un rédacteur n'a d'yeux que pour le Pulitzer qu'il aura à force de mensonges. Quelques autres sur le bureau du maire où le diable a fait son nid. Quelques unes encore au service des homicides où un fou idéaliste falsifie des meurtres pour en résoudre d'autres.
Il y a quelque chose de pourri au royaume de Baltimore et sous les traits tirés des policiers mal dégrossis, des dealers ingénieux, des paumés de toutes sortes, l'espoir a disparu ... ou presque, Bubbles reste.
The Wire ou comment perdre toute foi en l'humanité, est la meilleure série qu'il m'ait été donnée de regarder.
